Les terres fertiles : Présentation de la saga

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Comme précisé ailleurs, cette saga ne s’adresse pas qu’aux lecteurs de romans, bien qu’elle en emprunte la forme. Ce post a pour vocation d’expliquer la démarche derrière l’écriture de la série « Les terres fertiles »
Il s’agit ici de parler des objectifs, justifier le choix du format, décrire public visé...



1. Le temps

J’ignore ce qui vous a amené sur cette page. Vos centres d’intérêts et vos préoccupations sont sans doute très divers. Mais si vous vous reconnaissez dans ce qui va suivre, alors cette lecture est peut-être pour vous, quelle que soit votre préoccupation ou problème préfére du moment.

Un peu de radotage : Un grand nombre de personne est aujourd’hui inconsciemment convaincu d’avoir une image fidèle et exhaustive de la réalité en s’informant sur un flux scrollable. Ces fil d’infos algorithmiques faussement neutres, déversent une accumulation de bribes d’informations filtrés par des biais. Le tout très souvent sans même interroger les intermédiaire ou le medium qui livre l’information. Le facteur le plus négligé, la vitesse, est pourtant lui aussi un des plus ignorés.

Tout ce que l’on regarde n’a pas forcément besoin d’être approfondi, mais certains sujets essentiels ne peuvent pas être simplement survolés. Une attention de surface, obsédée par le temps médiatique, aplani les sujet, les simplifie à l’excès, les vide de leur substance, casse les liens permettant d’enrichir les regards, puisque chacun vit dans sa bulle de filtres.

L’info en continu amenuise la volonté, surcharge l’esprit d’un récit désorganisé du monde, et confine à l’impuissance où au pétage de plomb. Les bribes de savoir désarticulés reçus au lance-pierre donnent l’illusion de saisir le monde en même temps qu’il nous dépossède de nous-même.

Face à cela, un roman peut se montrer plus efficace dans la reconnexion avec un certain niveau de réel. Un roman, c’est une bulle permettant de concentrer plusieurs informations cohérentes au même endroit, et de les scénariser pour rendre le tout plus digeste.

Le but de cette saga n’est pas de proposer une histoire sympathique, une expérience ludique, pour vous distraire. Le roman, même s’il n’égale pas l’essai ou le traité en bonne et due forme, peut rester un format très sérieux si le fond et la forme suivent.

Le but est de vous plonger dans un récit (relativement) cohérent, en prenant le temps de créer des liens entre ces thématiques : Religion, technologie pour le premier tome, et un panel plus vaste de sujets pour le deuxième. Prendre le temps est indispensable pour y arriver. Plusieurs formats existent pour ça, le roman en fait partie.

Nous vivons une curieuse époque, où la fiction peut apporter un meilleur éclairage sur la réalité que l’actualité continue !

J’espère par ce projet mettre en avant des phénomène et des interactions négligées dans la cacophonie ambiante.



2. La fiction sérieuse

Pourquoi pas un simple essai, ou un livre thématique en plusieurs points ? Un essai, ou autre ouvrage théorique, est hors de ma portée, c’est la première raison. La deuxième est que je ne souhaite pas aborder ces sujets de façon trop théorique et abstraite.

L’abstraction a son utilité, mais reste incomplète pour se saisir d’un enjeu. Penser et agir sur un problème de façon uniquement théorique est un piège. Accepter de s’y confronter en regardant à la première personne, c’est augmenter les possibilités d’actions. C’est accepter les angles morts, sacrifier des causes secondaires, mais c’est la seule voie vers un mouvement bénéfique.

Dans ces romans, je ne traite pas des sujets technologiques, monétaires, religieux, ou autres, de façon théorique. Les personnages sont fictifs, mais gardent des traits dans lesquels nous pouvons nous reconnaître. Leur contexte, bien qu’imaginaire, est similaire au nôtre.

Tous ces éléments sont faits pour conduire le lecteur à s’approprier les problématiques, se saisir des causes, comprendre les dangers en démystifiant. Et pour démystifier, il faut incarner. La meilleure des théories ne conduit pas à des actions concrètes si les idées ne sont pas portées par des Hommes, et ne sont pas transformées par ceux-cis en projets.





3. Quel véritable projet ?

Bon... n’allons pas trop vite. Ces romans en eux-même ne proposent pas un projet concret prêt à l’emploi. Tout d’abord parce que le contexte de l’intrigue reste fictif.

Leur intérêt est de proposer des connexions entre plusieurs dimensions. La réflexion en silos est une mauvaise habitude très répandue, et condamne à ne pas comprendre et à ne pas pouvoir agir sur une problématique.

C’est pourquoi dans la saga Les terres fertiles, les protagonistes alternent en permanence entre action et réflexion. Plusieurs points de vues, plusieurs volontés, qui s’entre-choquent ou s’associent. Pour le premier tome par exemple : On passe de la religion à la technologie, en s’attardant au passage sur la dimension économique, puis en cartographiant les rapports de force d’un écosystème, dans un scénario dont l’intrigue est nourrie par une cyber-menace.



4. La motivation première

Cette saga tire sa source de deux frustrations personnelles :

1 : Celle d’observer en permanence des personnes brillantes rester cantonnées à leur domaine. Parfois au point de réduire le réel au seul champ qu’ils maîtrisent. J’ai donc essayé d’apporter ici ce qu’il me manquait : des connexions.
L'Homme a ce défaut de voir tous les problèmes comme des clous dès lors qu'il a un marteau en mains. Ceci pousse les intellectuels à ne voir le monde que par ce prisme, les personnes versés dans la vie spirituelle à négliger les enjeux plus pragmatiques, les férus de business à ne jurer que par les courbes, et les militants politiques à ne jurer que par leur parti. Or, tous ces états d'esprits cohabitent et agissent dans le même monde, qui dépasse au final la simplification que l'on peut en faire.

2 : Celle de voir trop souvent les problèmes simplifiés par des gens du quotidien (nous) qui se pensent soit trop petits, trop occupés, ou pas assez responsables, pour se sentir concernés. Une des leçons que j’ai pu tirer jusqu’ici, c’est que la plupart des problèmes gigantesques puisent leur source dans la somme des renoncements individuels. Petites lâchetés, petites cupidités, petites faiblesse, petits excès, petits orgueils. Le tout s’accumule pour former d’énormes nuages au dessus de nos têtes semblant de venir de l’horizon, mais qui viennent bien sur sol que nous foulons, et de ce que nous en faisons.



5. Le langage et le prisme

Vous retrouverez dans les romans comme dans ce blog un ton volontairement dépourvu de cadre théorique strict. Le discours n'est pas construit sur une thèse en particulier, ne valide ou n'invalide aucun prisme politique ou doctrine économique sophistiquée. Ce n’est pas un roman intellectuel, contrairement aux apparences. L'effet voulu est de laisser librement s'entrechoquer les volontés, les États d’esprit dans des évènements brut. J'ai essayé de retranscrire le plus fidèlement possible le langage, les centres d'intérêt de chaque catégorie de personnage, sans caricaturer.

Se débarrasser de la sophistication et de la complexité théorique permet au récit non seulement d’être plus lisible, sans avoir de bagage universitaire pour comprendre l’intrigue. Tout n’est pas immédiatement accessible, le but est également d’inciter à la recherche, mais sans enfermer dans une école de pensée au vocabulaire trop spécialisé. L’excès de spécialisation empêche de se faire une image d’ensemble.

L’objectif premier est de laisser uniquement les évènements dicter les mots et la conduite des personnages, sans caricature. Objectif peut-être trop ambitieux, loin d'être parfaitement atteint c’est certain, mais c'est l'esprit dans lequel j'ai voulu rédiger cette saga. Le second objectif est de familiariser le lecteur avec des état d'esprit différents du sien, pour saisir les motivations et prisme de lecture d’êtres humains hors de sa bulle de filtre. Bulle qui pousse à la simplification, mystification ou caricature grotesque des uns et des autres.

Ce roman étant par sa nature de roman, une simplification, ce second objectif sera sans doute aussi imparfaitement réalisé que le premier.

L'auteur étant musulman, le prisme de lecture se ressentira forcément ne serait-ce que par les sujets choisis, l'écriture ayant comme point commun avec l'art pictural d'être un jeu d'ombre et de lumière.

Malgré ça, j'espère avoir fait les efforts nécessaires pour dépasser au maximum les prismes de lectures contemporains (surtout dans le second tome) pour présenter un panel de mentalités cohérentes avec leurs actes.



6. A qui ça s’adresse ?

Dans l’idéal, à tout le monde. Principalement, à tout musulman issu du même espace-temps que l’auteur, à savoir la France du 15e siècle de l’hégire, soit la période à cheval entre le deuxième et le troisième millénaire grégorien. Ça n’est pas réservé aux intellectuels, ni aux amateurs de scénarios dystopiques, ni aux frères et sœurs en recherches de romans « éthiques », ni même aux lecteurs de romans, ou même lecteurs de livres tout court.

Et même si le public principal sera sans doute musulman, j’ai pu avoir des retours et discussions avec des lecteurs athées suffisamment curieux pour en tirer quelque chose. Ces romans sont fait pour toute personne souhaitant s’essayer à des connexions que j’espère pertinentes entre de sujets trop souvent cantonnés à leur silo de spécialisation.

Malheureusement, je reste lucide, la lecture n'étant pas la passion numéro un du moment, l’essentiel du public visé risque de ne pas tomber sur ce blog, et encore moins de lire les romans au complet.

N’ayant pas pour le moment l’énergie et le temps de m’atteler sérieusement à l’art de la communication en ligne, la diffusion de ces romans dépendra de votre enthousiasme. Si vous y avez trouvé quelque chose d’utile, que la vision proposée vous parle, c’est est maintenant entre vos mains ! L’algorithme de recommantation, c’est vous ! Si après lecture tout ça vous semble totalement ridicule, touchez-m'en un mot également !



7. Le choix du titre ?

Il existe des personnes capables de voir l’espoir là où d’autres ne voient que la ruine, et de planter des graines dans une terre perçue comme dure et aride.

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